Test de Crossout
Présentation de Crossout
Crossout est un jeu de tir multijoueur en free-to-play où concevoir son engin de guerre compte presque autant que le piloter. Targem Games a construit ce désert ravagé. Gaijin Entertainment l’édite. À vous de fournir les décisions d’ingénierie douteuses.
Châssis, blindage, armes, systèmes de soutien et pièces cosmétiques servent tous à façonner votre véhicule blindé sur mesure.
Le cadre met en scène une invasion extraterrestre et des expériences génétiques humaines qui ont très, très mal tourné. Mais le vrai morceau de choix se trouve dans le garage. Crossout s’adresse à ceux qui aiment transformer un tas de composants en machine de combat personnelle, avant de l’envoyer dans des affrontements PvP ou PvE en équipe.
Crossout est entré en bêta ouverte permanente le 30 mai 2017. Il est sorti ce même jour sur PC, PlayStation 4 et Xbox One. Le jeu est aujourd’hui disponible sur Windows PC, PlayStation 4, PlayStation 5, Xbox One et Xbox Series X|S. Crossout Mobile et Crossout Legends sur Nintendo Switch sont des spin-offs distincts, pas des versions de ce jeu.
Choisissez votre plateforme. Trouvez le garage. Il est temps de rendre la ferraille très personnelle.
Gameplay et boucle principale de Crossout
Dans Crossout, chaque retour au garage impose un nouveau choix tactique : reconstruire, réarmer, puis envoyer votre dernier engin bricolé dans une nouvelle bataille en équipe. Une courte session suit cette boucle limpide. Vous assemblez un véhicule. Vous choisissez son armement et son équipement de soutien. Vous traversez des terrains en ruine au combat. Puis vous revenez au garage avec de quoi progresser vers davantage de composants et des mécanismes plus avancés.
Tes plans font la bataille
La construction donne toute son identité au jeu. Tu ne choisis pas un héros préfabriqué. Tu ne pioches pas non plus un fusil standard dans un menu. Tu décides de l’allure de ton véhicule. Tu places son blindage. Tu choisis les armes qui feront son rôle, puis les systèmes de soutien qui complètent l’ensemble. Des éléments cosmétiques permettent aussi de frimer un peu dans les terres désolées, parce que l’apocalypse a visiblement encore ses exigences.
Cette liberté fait de l’expérimentation le vrai cœur du jeu. Un build peut privilégier la puissance de feu. Un autre peut miser sur la protection ou l’utilitaire. Il peut aussi reposer sur un compromis bizarre, tenu debout par le seul pouvoir de l’optimisme. La présentation officielle annonce des milliers de configurations possibles. Le garage permet également de fabriquer des mécanismes élaborés et de commercer via un système d’enchères en jeu. Ta machine devient un projet, pas un simple loadout jetable.
Et la casse ouvre le feu
En combat, la logique de l’atelier cède la place au pilotage, au placement et à la visée. Vous contrôlez un véhicule et devez démolir les machines adverses lors d’affrontements en équipe. Chaque arme doit donc rester efficace en mouvement.
La vue à la troisième personne garde votre création personnalisée sous les yeux. C’est important quand tout le plaisir consiste à regarder votre menace blindée faite maison foncer vers le danger.
Les mises à jour ultérieures ont élargi la formule au-delà des véhicules terrestres classiques. Des machines volantes et des combats façon mécha ont rejoint les terres désolées. De quoi ouvrir de nouvelles idées de construction et de nouveaux formats de combat, sans casser la boucle centrale : construire, puis combattre.
C’est donc un shooter où la prochaine partie commence avant même le matchmaking. Elle débute quand vous fixez le garage en vous disant qu’un canon de plus va forcément tout régler.
Crossout est-il pay-to-win ?
Il vaut mieux considérer Crossout comme un free-to-play au farm de composants exigeant que comme une barrière payante infranchissable avérée, même si la progression des composants peut donner au temps la valeur d’une monnaie. Le téléchargement ne coûte rien. Son économie sur la durée repose sur l’obtention de composants, la fabrication de mécanismes avancés et les enchères entre joueurs.
Le problème est simple : farmer des composants peut prendre beaucoup de temps, et ces pièces déterminent ce que vous pouvez construire. Quand la progression ralentit, les soupçons de pay-to-win sont donc compréhensibles. Les informations disponibles ne permettent toutefois pas d’établir qu’il existe un chemin simple où payer garantit la victoire. Les évaluations Steam restent globalement « Très positives ». Cela laisse penser que le modèle free-to-play n’a pas étouffé l’attrait central du jeu. Faire comme si le farm ne pesait rien serait en revanche malhonnête.
Pour jouer sans payer intelligemment, mieux vaut se concentrer sur quelques builds que traiter chaque composant comme une ligne urgente sur une liste de courses. Expérimentez avec ce que vous gagnez. Utilisez les enchères avec discernement. Et ne faites pas de la vitesse de collection le jeu tout entier. Le garage reste généreux en idées, même lorsqu’il se montre radin sur les pièces.
Progression et durée de vie dans Crossout
Crossout reste intéressant parce que chaque nouveau composant offre un prétexte pour revoir un vieux véhicule ou en inventer un autre de A à Z. Sur la durée, l’accroche ne consiste pas tant à atteindre un boss de fin traditionnel qu’à agrandir son atelier. De nouvelles mécaniques ouvrent des pistes de conception inédites. Les enchères entre joueurs donnent une valeur économique aux pièces désirées comme à celles dont vous ne voulez plus. Les mises à jour ajoutent aussi des modes, des armes et de nouveaux concepts de véhicules.
Le farm alimente l’atelier
C’est aussi là que votre patience est mise à l’épreuve. Les joueurs qui visent une vaste collection risquent de trouver le farm de composants lent. Surtout lorsqu’un build alléchant dépend de pièces encore hors de portée. C’est le principal point de friction d’une boucle créative par ailleurs très accueillante.
Heureusement, ce même système de construction donne un vrai sens aux progrès modestes. Une pièce utile peut inspirer une reconstruction complète, au lieu de faire grimper bêtement un chiffre. Les joueurs qui aiment peaufiner leurs machines, tester différentes dispositions d’armes et voir la friche s’étendre au fil des mises à jour auront une bonne raison de revenir. Il vous manque toujours un composant pour fabriquer quelque chose de raisonnable. Ou pour y fixer un autre canon, plutôt.
Crossout, ça vaut le coup ?
Crossout vaut le détour si construire un véhicule blindé à votre image vous enthousiasme autant que de faire parler ses armes. Sa meilleure idée tient en une évidence : le garage et le champ de bataille forment les deux moitiés d’un même jeu. La construction donne sa personnalité à votre engin. Les affrontements en équipe offrent à chaque plan farfelu l’occasion de faire ses preuves.
Les bricoleurs créatifs et les amateurs de combat automobile multijoueur peuvent prendre les clés. Ceux que le farm de composants rebute feraient mieux d’éviter ce long trajet. L’entrée étant free-to-play, le plus raisonnable reste de monter une machine glorieusement douteuse, de foncer au combat et de voir si toute cette folie de casse vous adopte.





